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Céline Jaulin-DauphinéAvocat · Médiateur

Divorce

Divorcer à Paris : choisir le bon chemin.

Il existe en France quatre façons de divorcer. La loi ne vous demande pas de choisir « la plus forte », mais celle qui correspond à votre situation : le degré d’accord entre vous, la présence d’enfants, le patrimoine à partager.

Par Maître Céline Jaulin-Dauphiné, avocatMis à jour le 4 novembre 20262 min de lecture

I.Les quatre divorces

Depuis la réforme entrée en vigueur le 1er janvier 2021, le code civil prévoit quatre cas de divorce. Le premier se règle sans juge, par acte d’avocats ; les trois autres sont prononcés par le juge aux affaires familiales.

Sans juge

Consentement mutuel

Vous êtes d’accord sur le divorce et sur toutes ses conséquences. Une convention signée par acte d’avocats, déposée chez un notaire.

Le divorce à l’amiable

Devant le juge

Acceptation du principe

Vous êtes d’accord pour divorcer, pas encore sur les conséquences. Le juge tranchera ce qui reste en désaccord.

Le divorce accepté

Devant le juge

Altération du lien conjugal

Vous vivez séparés depuis au moins un an. Le divorce est alors de droit, même si l’autre s’y oppose.

L’altération définitive

Devant le juge

Faute

Votre conjoint a gravement manqué aux devoirs du mariage. Il faut le prouver, et cela a un coût humain.

Le divorce pour faute

II.Comment choisir ?

Le choix dépend d’abord d’une question simple : pouvez-vous encore vous parler ? Pas forcément vous entendre sur tout, mais échanger, même par avocats interposés.

  • Si vous êtes d’accord sur l’essentiel, le divorce par consentement mutuel est presque toujours le plus rapide, le moins coûteux et le moins douloureux.
  • Si vous êtes d’accord pour divorcer mais pas encore sur les conséquences, plusieurs voies existent : négocier avec l’aide du droit collaboratif ou d’une médiation pour revenir au consentement mutuel, ou saisir le juge par la voie du divorce accepté.
  • Si votre conjoint refuse le divorce, le divorce pour altération définitive du lien conjugal vous permet de l’obtenir après un an de séparation.
  • Si votre conjoint a commis des fautes graves — violences, notamment —, le divorce pour faute peut se justifier. Il mérite toujours une réflexion approfondie.

On peut toujours changer de voie en cours de route vers une procédure plus apaisée. Un divorce commencé devant le juge peut se terminer par une convention de consentement mutuel, si les époux trouvent un accord. Le contraire est plus difficile : il faut donc bien choisir le point de départ.

III.Ce que le divorce règle

Quelle que soit la procédure, le divorce doit organiser l’avenir sur plusieurs plans :

  • les enfants : résidence, droit de visite et d’hébergement, contribution à leur entretien — voir les enfants dans la séparation ;
  • le logement : qui reste, qui part, que devient le crédit — voir la maison et le partage des biens ;
  • l’équilibre financier entre époux : la prestation compensatoire ;
  • le patrimoine : la liquidation du régime matrimonial, le partage des biens et des dettes ;
  • le nom : chacun reprend en principe l’usage de son nom, sauf accord ou autorisation du juge pour conserver celui de l’autre.

IV.Tout sur le divorce

Vos questions

Peut-on divorcer sans avocat ?

Non. Le divorce par consentement mutuel exige deux avocats, un par époux, et tout divorce judiciaire impose d’être représenté par un avocat devant le juge aux affaires familiales.

Peut-on prendre le même avocat pour un divorce à l’amiable ?

Non. Depuis 2017, chaque époux doit avoir son propre avocat dans le divorce par consentement mutuel. C’est une garantie : chacun est conseillé en toute indépendance sur ce qu’il signe.

Quel tribunal est compétent pour divorcer à Paris ?

Le juge aux affaires familiales du tribunal judiciaire du lieu de la résidence de la famille ou, si les époux vivent séparés, du lieu de résidence de l’époux avec qui vivent les enfants mineurs. À défaut, c’est en principe celui du lieu où réside l’époux qui n’a pas pris l’initiative de la demande. À Paris, le tribunal judiciaire siège porte de Clichy.

Existe-t-il encore une audience de conciliation ?

Non. Depuis le 1er janvier 2021, la tentative de conciliation a été supprimée. Elle est remplacée par une audience d’orientation et sur mesures provisoires, qui fixe les règles applicables pendant la procédure.

Venez comme vous êtes. Nous commencerons par vous écouter.

Un premier rendez-vous au cabinet, rue de Londres, pour comprendre votre situation, éclairer vos droits et choisir ensemble le chemin le plus juste.